Storify du colloque #RESIPROC14

J’ai participé la semaine dernière au colloque 2014 du Resiproc. Ce Réseau international sur la professionalisation des communicateurs regroupe des chercheurs et praticiens belges, français et canadiens.

Le colloque étant live-tweeté, j’ai trouvé amusant, pour l’occasion et vu le sujet, d’en faire une histoire sur Storify, que voici : (cliquez sur « Page suivante » pour dérouler l’histoire)
[Edit 2018-05-20 : Storify a cessé son activité et coupé les accès, donc il n’y a plus rien à voir…]

Examinons le cas des logiciels bibliographiques

Le 17 novembre 2014, l’URFIST de Lyon consacrera une journée d’étude aux LGRB, c’est à dire aux logiciels de gestion de références bibliographiques.Journée "Regard(s) sur les logiciels bibliographiques, au carrefour des usages et des innovations" 17 novembre 2014

La matinée étant plutôt consacrée aux usages et pratiques de ces logiciels, l’après-midi aux innovations dans le domaine de la référence et de la citation bibliographique.

J’aurai le plaisir de participer à la table ronde prévue le matin, pour échanger sur mon expérience de Mendeley et de Zotero dans le cadre de mes travaux de recherche.

Le programme est riche d’interventions à la fois de chercheurs, formateurs et professionnels de l’information de divers horizons.

Cette journée d’étude s’adresse notamment aux utilisateurs des logiciels bibliographiques, professionnels de l’information et chercheurs.

L’entrée est libre sur inscription, jusqu’au 14 novembre 2014.

Le réseau en modèle

Un réseau, en dehors de toute discipline particulière, a des propriétés intrinsèques, sur lesquelles différentes conceptions théoriques se sont basées (ou se basent) pour développer leur propre modèle.

En effet, quel que soit le champ scientifique empruntant à ce terme, le réseau est caractérisé par son aspect de maillage, tissage de nœuds plus ou moins équivalent reliés point à point, ses qualités d’ouverture, d’extension et de souplesse ainsi que sa capacité et à enserrer solidement, et à évoluer en permanence.
Ces propriétés caractéristiques confèrent à la figure du réseau une efficacité illustrative, ce qui lui vaut d’être exploitée dans de nombreux domaines, très divers, notamment dans des théories économiques qui voient dans l’organisation en réseau un modèle prometteur.

Pierre Musso, dans son ouvrage de critique des réseaux (Musso, 2003), évoque en particulier la philosophie des réseaux développée par Claude-Henri de Saint-Simon au début du dix-neuvième siècle, dont la vision prend appui sur les innovations techniques pour élaborer une doctrine socio-économique.
Le développement de grands travaux, c’est à dire de réseaux, serait libérateur, pour Saint-Simon, car ceux-ci pourvoiraient en emplois et en bénéfices industriels. Pour Musso, l’idéologie des réseaux prend racine dans cette philosophie de Saint-Simon, qui aurait ensuite évolué vers un fonctionnement de type sectaire, où les disciples du saint-simonisme s’attribuent un rôle apostolique.

Manuel Castells développe également le modèle d’une économie fondée sur la figure du réseau (Castells, 1998). Il constate que le réseau est sous-jacent à la structure de base de la société actuelle.
Dans son ouvrage, Castells décrit l’émergence d’une société informationnelle où ce qu’il nomme l’« informationnalisme » serait une sorte de capitalisme informationnel dans lequel l’information serait la matière première des innovations futures.

Pour Castells, il s’agit d’un mode récent de développement des sociétés, auquel est associée la nouvelle structure sociale que représente l’entreprise en réseau. Ce fonctionnement serait efficace du fait même de l’organisation des entreprises en réseau, qui favorise l’activité de traitement du savoir, l’une des caractéristiques de l’informationnalisme, car « les organisations qui réussissent sont celles qui peuvent générer du savoir et traiter l’information, s’adapter à la géométrie variable de l’économie globale, être assez souples pour changer leurs moyens aussi vite que leurs objectifs évoluent, sous l’impact des rapides transformations culturelles, technologiques et institutionnelles ; et innover, l’innovation devenant l’arme clé de la concurrence. » (Castells, 1998 : 208).

Ces deux modèles théoriques relient le bénéfice financier au développement technique qui suit la forme du réseau et hérite ainsi de ses propriétés.

Boltanski et Chiapello, dans l’aperçu qu’ils donnent de la multiplication des travaux sur les réseaux, indiquent qu’ « il n’est pas la peine d’insister, tant cela va de soi, sur la façon dont le développement considérable des dispositifs techniques de communication et de transport, a pu stimuler l’imagination connexionniste. » (Boltanski et Chiapello, 1999 : 227).
Dans la littérature de management des années 1990 qu’ils ont étudiée, la référence au réseau est associée à ses qualités d’ouverture et d’extension, contrairement à la littérature de management des années 1960 qui, le peu de fois où elle utilise le vocable, fait plutôt référence aux mailles d’un réseau contenant et contraignant, tel un filet de pêche.

On le voit avec ces trois références, l’image du réseau est récurrente dans la sphère économique et entrepreneuriale pour représenter des valeurs positives et innovantes de gouvernance d’entreprise et de management des salariés.

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BOLTANSKI, Luc et CHIAPELLO, Ève, 1999. Le nouvel esprit du capitalisme. Paris : Gallimard.
CASTELLS, Manuel, 1998. La société en réseaux. Paris : Fayard.
MUSSO, Pierre, 2003. Critique des réseaux. Paris : Presses universitaires de France.

Libre !

  1. Dans votre communication, remplacez donc Doodle qui n’a aucun sens, par le terme sondage, bien plus classe, et en bonus bien plus intelligible par tous vos interlocuteurs
  2. Utilisez désormais Framadate pour vos sondages
  3. Profitez-en pour faire un don à Framasoft, c’est déductible des impôt et tellement plus gratifiant que de slalomer entre les pubs gigotantes imposées à votre regard

Faites l’expérience, je vous garantis que vous vous sentirez plus légers 😉

Du coup, au passage, dans l’euphorie du moment, allez donc faire un tour du côté de Framastart et vous vous sentirez pousser des ailes créatives !

 

L’homo numericus dans un colloque en juin

Le 24 juin 2014 se tiendra à Lyon la nouvelle édition des Rencontres Doctoriales EPIC. De quoi s’agit- il ? EPIC est le nom d’une école doctorale lyonnaise, qui gère 7 doctorats :

  • sciences de l’éducation,
  • sciences de l’information et de la communication,
  • psychologie,
  • histoire, philosophie et épistémologie des sciences, des techniques et des technologies,
  • didactiques des disciplines scientifiques et techniques : mathématiques, sciences de la matière et de la vie,
  • économie de la science,
  • STAPS.

Tous les ans les doctorants membres de l’EPIC sont appelés à communiquer lors d’un colloque organisé par et pour eux.

De cette façon, ils peuvent d’une part faire l’apprentissage de la réponse à un appel à communication, puis de la rédaction d’un article ou de la réalisation d’un poster, et enfin de la communication proprement dite durant un colloque, et d’autre part apprendre à organiser un colloque, rédiger l’argumentaire, sélectionner les propositions, etc.

Le comité d’organisation se renouvelle tous les ans, ce qui permet à chacun de s’essayer à l’une et à l’autre des facettes de ces rencontres.

Un autre point particulièrement intéressant est la publication ensuite de l’article correspondant à cette communication dans la revue éditée par l’EPIC : Inter Pares.

Revue numérique de sciences humaines et sociales pluridisciplinaire, Inter Pares privilégie les axes centraux de l’école doctorale, Education, Psychologie, Information et Communication (EPIC) tout en restant ouverte aux autres sciences sociales qui composent l’école.

L’objet cette année des rencontres doctoriales est donc la place de l’homo numericus dans la société et dans le contexte de l’économie dite numérique, voyez cette belle affiche :

Rencontres Doctoriales EPIC 2014 – Homo Numericus : économie, politique et société

 

Alors la thèse, ça avance ?

Ah… oui…

C’est un classique, rebattu, vu et revu. On m’avait prévenue, je le savais, je m’y attendais, j’étais prête… Croyais-je !
Car : non.
Je me soupçonne d’avoir déjà posé la question à d’autres, maintenant que j’y songe…

Las, que répondre ? Une blague ? Hin, hin… Trop compliqué, si en plus il faut avoir de l’esprit… Et puis : il y a challenge, quand il y a rire ! Il faut prévoir la prochaine répartie enjouée, en avoir toujours une en stock, car le moment est surgissant et (in)attendu.

Prendre un air entendu, genre on se comprend, tu sais bien ce que c’est, toi qui poses la question. Tu te venges, en fait, c’est ça ? Avoue ! Ou tu es curieux de formulations innovantes ?

Répondre un « oui… » optimiste, ajouter un « doucement… » relativiste, en souriant (sourire légèrement fatigué et concerné).

Désespoir de première année : comment je sais si ça avance ? ça se voit à quoi ? bon, admettons que j’avance, ok, mais je vais où ? Si je fais un peu de sur-place, c’est grave ? c’est pas plutôt l’endurance, le rythme, le véhicule, le paysage, les passagers, la voie empruntée, qu’il faudrait interroger ?

Sinon, c’est peut-être juste un « ça va ? » poli et personnalisé…

Pas de quoi s’étouffer, juste répondre « oui et toi, ça va ? », c’est pas mal non plus 😉

Réseau socionumérique

Définie plus précisément dans un précédent billet, la dénomination « réseau social d’entreprise » fait directement référence aux « réseaux sociaux » actuels, notamment au plus populaire d’entre eux à ce jour, Facebook, qui comptait environ 800 millions de membres au niveau mondial en 2012.

Ce qui n’est pas sans causer quelques problèmes de compréhension, tant au niveau des dirigeants qu’à celui des salariés des organisations : quel intérêt y aurait-il à utiliser un logiciel comme Facebook au sein même de celles-ci ? Une ambiguïté se forme sur la contradiction que semble représenter l’usage d’un Facebook interne pour l’activité salariée.
Car il s’agit d’ « un type de dispositifs qui s’appuie directement sur Internet pour constituer ou reconstituer des chaînes de relations interpersonnelles dans un espace conversationnel non fini, aboutissant à des maillages de connexions sociales à des fins personnelles ou professionnelles » (Breton, Proulx, 2012).

Pour quelle raison, dans ce cas, serait-il nécessaire d’ajouter aux outils de soutien à la productivité d’entreprise un dispositif qui engendre des « comportements disparates relevant tantôt de la présentation de soi pouvant aller jusqu’à des formes de narcissisme total, tantôt d’un bavardage en ligne où se mêlent conversations privées et prises de parole publiques » (Breton, Proulx, 2012) ?

Une récente enquête que la société Ipsos a conduite pour Microsoft cherche justement à connaître la perception que les employés ont de ce genre de dispositifs (Microsoft, Ipsos, 2013). Publiée par Microsoft pour alimenter l’effort de communication déployé autour du rachat du logiciel de RSE Yammer et de son intégration prochaine dans SharePoint, cette étude pointe par exemple le doute exprimé par les personnes interrogées sur le bénéfice que les « réseaux sociaux » pourraient apporter à « leur productivité ».

Thomas Stenger et Alexandre Coutant (Stenger, Coutant, 2011) introduisent une distinction intéressante entre les « réseaux sociaux » et l’appellation générique « médias sociaux », qui est généralement employée pour regrouper à la fois les blogs, les communautés en ligne, les wikis, les sites de partage en ligne et les réseaux socionumériques.
En effet, ces dispositifs ont en commun la possibilité pour tout membre intégré de participer, voire de contribuer à la production d’information en leur sein. Ce qui est par ailleurs également le cas de tout site web proposant une fonctionnalité de commentaire plus ou moins élaborée. On parle alors de contenu généré par l’utilisateur, résumé dans l’acronyme UGC pour User Generated Content. Mais ce seul point commun n’est pas suffisamment caractéristique pour permettre d’étudier précisément chacun de ces outils et d’en dégager ainsi les enjeux.
Les auteurs s’appuient donc sur le type d’activité se déroulant sur les plateformes correspondantes pour opérer la distinction qu’ils proposent. Car les résultats d’une enquête compréhensive de grande envergure menée pendant plusieurs années par le Digital Youth Project, dirigé par Itō, ont permis de dégager deux grands types d’activités en ligne : celles qui sont motivées par la recherche d’amitié et celles qui sont motivées par la recherche d’intérêts communs (Itō, 2010).
Or il se trouve que « la plupart des sites regroupés sous l’appellation « médias sociaux » abritent effectivement des activités guidées par un intérêt particulier : regroupement autour de passions, de pratiques, usage professionnel (veille, réseautage, recherche d’opportunités professionnelles), création ou partage de contenu (connaissances, vidéos, photos, liens), rencontre amoureuse. » (Stenger, Coutant, 2011). Les activités dans les « réseaux sociaux », qu’ils nomment réseaux socionumériques, seraient plus conformes à la recherche d’amitié, ou plus exactement de liens sociaux. « Elles correspondent souvent à ce que Lahire qualifie d’activités prétextes à propos des pratiques culturelles des individus : elles valent moins pour elles-mêmes que pour l’occasion qu’elles fournissent de se retrouver ensemble » (Stenger, Coutant, 2011).

Basée sur ces précisions, j’utilise de préférence le terme de réseau socionumérique pour désigner ce que Dominique Cardon nomme « réseaux sociaux de l’Internet » (Cardon, 2011), Pierre Mercklé « réseaux sociaux en ligne » (Mercklé, 2011) ou danah boyd « sites de réseaux sociaux » (boyd, Ellison, 2007), mais en conservant cette distinction qui me semble essentielle, c’est-à-dire en considérant qu’il s’agit de dispositifs qui favorisent la recherche de liens sociaux.

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BOYD, danah m. et ELLISON, Nicole B., 2007. « Social Network Sites: Definition, History, and Scholarship ». Dans : Journal of Computer-Mediated Communication. 2007. Vol. 13, n° 1, p. 210‑230.
BRETON, Philippe et PROULX, Serge, 2012. L’explosion de la communication. 4ème édition. Paris : La Découverte.
CARDON, Dominique, 2011. « Réseaux sociaux de l’Internet ». Dans : Communications. 2011.
ITŌ, Mizuko, 2010. Hanging out, messing around, and geeking out: Kids living and learning with new media. Cambridge : MIT Press.
MERCKLÉ, Pierre, 2011. Sociologie des réseaux sociaux. Nouvelle éd. Paris : La Découverte.
MICROSOFT et IPSOS, 2013. Etude IPSOS pour Microsoft : 25% des salariés français reconnaissent les outils sociaux comme des leviers de productivité pour leur entreprise, – Communiqués de presse Microsoft [en ligne]. S.l. Disponible à l’adresse : https://news.microsoft.com/fr-fr/2013/05/28/etude-ipsos-pour-microsoft-25-des-salaries-francais-reconnaissent-les-outils-sociaux-comme-des-leviers-de-productivite-pour-leur-entreprise/.
STENGER, Thomas et COUTANT, Alexandre, 2011. « Introduction ». Dans : Hermès. 2011. n° 59, p. 9–17.

Outils d’information

Lancée avec enthousiasme dans mon tout nouveau job (aka « ma thèse ») j’ai entrepris de faire le point sur les outils que j’utilisais dans mon quotidien professionnel, afin de vérifier s’ils étaient bien adaptés à cette nouvelle activité et trouver le cas échéant une nouvelle organisation.

Au final, mis à part le remplacement de Mendeley par Zotero, je n’ai rien modifié de mes processus informationnels. Peut-être par résistance à l’idée de changer d’habitudes, sans doute également par peur de perdre trop de temps dans les tests, récupération d’infos, basculement d’un outil à l’autre, etc.

La plupart de ces outils, d’ailleurs, figurent listés ici, via mes signets Diigo.

Alors, qu’est-ce que j’utilise au quotidien ? Pourquoi ?

Tout part de ma veille. Sur les productions ou événements scientifiques qui pourraient m’intéresser, sur mon objet de recherche et sur le contexte élargi dans lequel il se situe.

La base de cette veille est constituée de mes flux RSS (plusieurs centaines, regroupés thématiquement). Ceux-ci sont désormais gérés via Feedly. Cependant je n’utilise jamais l’interface de Feedly pour prendre connaissance des nouvelles publications dans mes flux. Si je suis sur un terminal mobile, je les lis grâce à Newsify, si je suis sur un ordinateur, j’utilise ReadKit.

Lorsqu’une info issue de mes flux RSS m’intéresse au-delà de sa simple lecture, je la mets de côté, à partir de ces deux outils, de différentes manières : soit (cas le plus fréquent) je la sauvegarde dans Evernote, soit je l’enregistre directement dans Zotero.

J’ai tenté une organisation dans Evernote, mais le seul carnet que j’utilise vraiment est un carnet temporaire dans lequel je stocke tout ce que je mets de côté.

Je retourne ensuite régulièrement dans Evernote pour faire l’inventaire de toutes ces informations amassées. Dans le cas où elles peuvent m’être utiles en tant que références dans mon travail de thèse, alors je retourne sur leur source et je l’enregistre correctement dans Zotero. Lorsqu’il s’agit plutôt d’une source d’information à laquelle je peux avoir besoin de me référer, je l’enregistre en signet dans Diigo.

Autre pivot dans ma gestion d’information : Twitter. Il est à la fois un support de diffusion, un moyen d’échange et une source de découverte. Depuis mes lecteurs de flux RSS ou depuis mes navigateurs web je publie les infos qui me semblent intéressantes à partager. Par ailleurs, à partir de mes listes Twitter, comme la liste recherche par exemple, que je regarde régulièrement, j’obtiens des informations que je n’ai pas vues dans mes flux RSS et qui peuvent me conduire vers de nouvelles sources à ajouter dans ceux-ci. Au cas où, je mémorise tous les liens que je publie soit directement soit en re-publiant un utilisateur Twitter, grâce à Packrati.us, qui offre de bonnes fonctionnalités d’enregistrement de signets.

Et vous, comment organisez-vous la gestion de vos activités informationnelles ?

Réseau social d’entreprise

A peine était-il né que le concept de réseau social d’entreprise, ou RSE, a périodiquement été remis en question et débattu, par ses propres promoteurs, notamment au sujet de sa définition et de sa dénomination.

Un ouvrage qui lui est consacré, paru en 2011, le définit ainsi : « l’ensemble des individus qui prennent part à une activité d’un business et dont on matérialise dans le numérique les interactions sociales autour de cette activité afin de l’améliorer » (Garnier, Hervier, 2011).

Cette dénomination, RSE, fait écho aux réseaux socionumériques publics (au sens où quiconque peut en être membre, en dehors donc d’un contexte particulier d’organisation), notamment au plus populaire d’entre eux actuellement : Facebook. Ceux-ci font l’objet de nombreuses publications scientifiques. La revue Hermès, par exemple, a publié un numéro consacré à ce sujet en 2011, où l’on constate qu’ils ont été étudiés sous des angles anthropologiques, sociologiques, politiques, informationnels, économiques, psychologiques ou communicationnels, qui mettent en lumière, entre autres, des enjeux d’espace public et privé (Miège, 2010), d’interaction sociale (Proulx, Kwok Choon, 2011 ; Coutant, 2011), de mise en scène de soi (Cardon, 2008) ou de pérennité de l’information et de mémoire numérique (Merzeau, 2009).

Les fonctionnalités logicielles des RSE sont donc issues de celles des réseaux socionumériques tels Facebook, qui a été créé en 2004 et a été rendu public en 2006.
Elles gèrent au minimum : le profil de membre, qui comporte des informations d’identité renseignées par formulaire qui peuvent être textuelles et iconographiques, un espace d’expression et de partage pour celui-ci, l’actualisation de l’activité de chacun, la visibilité de tous, la constitution de groupes ou communautés et la recherche d’information dans le RSE.

En synthèse, l’objet de ma recherche est un réseau socionumérique, comme Facebook, mais privé, utilisé dans le monde du travail, par des salariés au sein d’une organisation. Il est constitué d’acteurs, de techniques et d’objets matériels en interaction permanente, installés dans un contexte défini, visant à produire des actions et mettant en œuvre des processus d’information et de communication. En ce sens, je l’entends comme un dispositif info-communicationnel (Couzinet, 2011).

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CARDON, Dominique, 2008. « Le design de la visibilité : un essai de cartographie du web 2.0 ». Dans : Réseaux. 2008. Vol. 152, n° 6, p. 93–137.
COUTANT, Alexandre, 2011. « Des techniques de soi ambivalentes ». Dans : Hermès. 2011. n° 59, p. 53–58.
COUZINET, Viviane, 2011. « Les dispositifs : question documentaire ». Dans : GARDIÈS, Cécile (éd.), Approche de l’information-documentation. Concepts fondateurs. Toulouse : Cépaduès Editions. p. 117–130.
GARNIER, Alain et HERVIER, Guy, 2011. Le réseau social d’entreprise. Paris : Hermès science publications : Lavoisier.
MERZEAU, Louise, 2009. « Du signe à la trace : l’information sur mesure ». Dans : Hermès. 2009. n° 53, p. 23–29.
MIÈGE, Bernard, 2010. L’espace public contemporain approche info-communicationnelle. Grenoble : Presses universitaires de Grenoble.
PROULX, Serge et KWOK CHOON, Mary Jane, 2011. « L’usage des réseaux socionumériques : une intériorisation douce et progressive du contrôle social ». Dans : Hermès. 2011. n° 59, p. 105–111.

Diigolons un brin

Un petit mot pour préciser comment est construite la catégorie « Ressources » ci-dessus : il s’agit de pages dont la mise à jour est dynamique, au fur et à mesure que j’ajoute des signets dans Diigo, en leur accolant les tags chercheur, source_info, outils, doctorat ou detente.

Je ne maîtrise donc pas trop l’affichage de ces pages, je regrette par exemple de ne pas pouvoir configurer l’ordre de tri de ces liens. Avantage cependant : il est possible de s’abonner au flux RSS correspondant à chacune de ces catégories, soit depuis les pages, soit depuis Diigo directement.

Si quelqu’un a une solution pour afficher et trier les liens tout en les mettant à jour automatiquement, je prends !